Comment aider une femme victime de violence?


Nous savons que les femmes battues comptent surtout sur le soutien et l'aide d'amies, de voisines et de membres de leur famille. Il peut arriver que vous soupçonniez ou sachiez qu'une personne proche de vous est victime de violence.

Voici quelques façons de l'aider:


Être compatissante



L'aider à trouver des services


L'aider à avoir un plan en cas d'urgence


Que puis-je lui dire?


Exprimez des messages clairs et nets, parmi lesquels :


Il se peut qu'elle soit trop craintive ou confuse pour agir immédiatement. En revanche, qu'elle cherche à obtenir de l'aide est un signe encourageant. Chaque fois qu'elle pose un geste en ce sens, elle acquiert la force qui lui sera nécessaire pour prendre des décisions.


Où puis-je obtenir de l'aide ou des renseignements?


En cas d'urgence


Vous pouvez composer ces numéros sans frais à partir de n'importe quel téléphone public au pays.

Si vous êtes préoccupé par la violence exercée envers une femme, un ou des enfants, ou une personne âgée, consultez la page d'appels d'urgence de l'annuaire téléphonique Bell pour trouver les numéros à composer.

Les services ne sont pas tous accessibles aux personnes ayant un handicap. Si vous devez avoir recours à un refuge ou à une maison de transition accessible aux personnes handicapées, il est préférable de téléphoner d'avance pour vérifier qu'on peut y répondre à vos besoins.


La violence faite aux femmes prend plusieurs formes...
 
La plupart du temps, la violence faite aux femmes est associée à la violence physique tant dans les relations conjugales et amoureuses que dans les cas d'agressions sexuelles. Pourtant, il existe plusieurs autres formes de violence dont la violence psychologique, la violence verbale et le harcèlement sexuel. Les actes de domination sur le plan économique constituent aussi une forme de violence; par exemple, un conjoint qui contrôle les dépenses et les revenus de sa partenaire sans son accord.


...et entraîne des conséquences graves.


Les conséquences de la violence sont très lourdes sur le plan humain, social et économique, tant pour les femmes qui la subissent que pour l'ensemble de la société. En effet, la violence porte atteinte à l'autonomie personnelle et financière des femmes et peut affecter gravement leur santé physique et mentale. Les femmes, les hommes et les enfants aux prises avec ce problème (qu'il s'agisse des victimes, des auteurs ou des témoins de la violence) ont besoin d'une aide, d'un soutien ou d'un traitement adapté à leur situation pour arrêter le cycle de la violence dans leur vie (1). La violence, ça peut être subtil.

La violence psychologique et la violence verbale


Ce sont deux formes de contrôle et de domination qui ne laissent pas de traces... visibles! Trop de gens considèrent que, s'il n'y a pas de marques, cela signifie que ça ne fait pas mal. C'est faux! Les blessures laissées par la violence psychologique et la violence verbale sont profondes et causent énormément de souffrances aux personnes qui en
sont victimes.


La violence psychologique consiste à dévaloriser l'autre par des attitudes et des propos méprisants, par l'humiliation ou par le chantage. Elle peut aussi prendre la forme d'un contrôle exercé par l'amoureux, le conjoint ou l'ex-conjoint envers sa partenaire. Cette dernière a plutôt tendance à s'isoler et elle risque de devenir plus vulnérable aux autres
formes de violence. La violence psychologique porte atteinte à l'estime de soi et à la confiance en soi.


Quant à la violence verbale, elle se manifeste par des cris, des insultes, des propos dégradants ou sarcastiques, des hurlements, des menaces... Elle crée un sentiment d'insécurité, de peur, et peut aller jusqu'à une profonde détresse psychologique. Cette forme de violence est malheureusement plus fréquente qu'on ne le pense. Ainsi, d'après une enquête de Santé Québec menée au début des années 1990, sur 1 823 femmes interrogées, un peu plus du quart ont
avoué avoir subi de la violence verbale plus de 6 fois au cours des 12 derniers mois (2).


Des exemples de violence psychologique


Des exemples de violence verbale

La violence, c'est parfois un «flirt» qui finit mal
 
Dans 70% à 80% des agressions sexuelles, l'agresseur est une personne connue de la victime(1).


Un exemple d'agression sexuelle


Un garçon et une fille passent une soirée agréable. Après quelques caresses, le garçon devient plus entreprenant. La fille résiste et explique qu'elle préfère en rester là. Le garçon insiste, verbalement ou physiquement, pour aller plus loin. La fille continue de dire «non», mais il s'impose et, finalement, l'agresse.


Les agressions sexuelles dans les fréquentations

Il est étonnant de constater que, dans la majorité des cas, la victime connaît son agresseur. En effet, on aurait plutôt tendance à se représenter un inconnu attaquant une femme ou une jeune fille dans la rue, tard le soir ou en pleine nuit. Pourtant, les statistiques démontrent que celle-ci risque davantage d'être agressée sexuellement par un homme ou un garçon dont elle n'a aucune raison de se méfier. Personne au rendez-vous ou au «flirt » qui finit mal.

C'est une situation courante: une jeune fille ou une femme est agressée sexuellement par un petit ami ou par une connaissance à l'occasion d'une sortie, d'une rencontre, d'un rendez-vous amoureux, d'une fête, ou encore au travail. Il arrive souvent même que les jeunes filles et les femmes se sentent coupables ou responsables d'avoir provoqué le
comportement violent du garçon ou de l'homme.

Dans l'étude québécoise de Poitras et Lavoie (1994), effectuée auprès d'adolescentes de 14 à 19 ans, 54 % d'entre elles rapportent avoir été agressées sexuellement dans le cadre d'une relation amoureuse(2).

La violence, ça commence parfois à l'adolescence

Des exemples de violence dans les relations amoureuses des jeunes

La violence dans les relations amoureuses des jeunes

Pour une adolescente ou un adolescent, avoir un «chum» ou une «blonde» procure une certaine reconnaissance face aux autres. Non seulement la violence dans les fréquentations amoureuses des jeunes existe-t-elle, mais elle ressemble souvent à s'y méprendre à celle des couples adultes : elle peut être physique, verbale, sexuelle ou
psychologique.

Comme chez les adultes, il n'existe pas de portrait type des jeunes garçons et des jeunes filles qui vivent des situations de violence dans une relation amoureuse. Les jeunes agresseurs sont très souvent des garçons ordinaires, fort aimables avec les adultes et leur entourage, mais méprisants, autoritaires et «contrôlants» avec leur amie. Quant aux victimes, elles sont de tous les milieux sociaux, vivent des réussites ou des échecs, et peuvent être des filles très populaires ou très solitaires.

La prévention de la violence faite aux jeunes filles et aux femmes vise un changement profond des valeurs, des attitudes et des comportements. C'est un travail de longue haleine. La prévention auprès des jeunes consiste à leur proposer des modèles de rapports égalitaires entre filles et garçons pour favoriser des relations plus harmonieuses.


La violence, c'est exercer un contrôle et une domination
 
47% des Québécoises ont été victimes d'au moins un acte de violence physique ou sexuelle depuis l'âge de 16 ans.(1).

Des exemples d'actes de contrôle et de domination

Dans un couple, la violence éclate souvent:

L'origine de la violence faite aux femmes


Dans sa déclaration sur l'élimination de la violence faite aux femmes, adoptée en 1993, l'Assemblée générale des Nations Unies a reconnu que «cette violence est la manifestation de rapports de force historiquement inégaux qui ont abouti à la domination des hommes sur les femmes».

La violence contre les femmes se perpétue malheureusement d'une génération à l'autre. Ainsi, dans la plupart des sociétés, on confère aux garçons et aux hommes le statut de dominants, en public comme en privé, alors que les filles et les femmes doivent se conformer à un modèle féminin basé sur la dépendance et la soumission. Bien que la drogue, l'alcool, les difficultés personnelles ou économiques favorisent l'expression de la violence et y soient souvent associés, la violence contre les femmes trouve sa véritable source dans les rapports de domination.

La violence est le moyen choisi par un individu pour exercer contrôle et domination sur une autre personne, et affirmer son pouvoir sur elle. l'égalité dans les relations entre hommes et femmes est donc la meilleure façon de prévenir la violence contre les femmes.

Pour tourner le dos à la violence. Vers qui se tourner?

La peur, la honte ou la gêne peuvent maintenir les femmes et les filles victimes de violence dans l'isolement. Pourtant, il est très important de briser le mur du silence, de se confier et d'aller chercher de l'aide quelle que soit la forme de violence vécue. Vous subissez des problèmes de violence ? Vous avez des comportement violents ? Dans tous les cas, il faut oser en parler à des personnes de votre entourage en qui vous avez confiance et qui peuvent vous fournir une écoute, du réconfort et de précieux conseils pour vous sortir de cette situation : par exemple des membres de votre famille, vos amis, vos collègues ou vos voisins. De plus, pour vous, les jeunes, des adultes
qui travaillent à l'école peuvent également vous apporter de l'aide. N'hésitez pas à appeler si vous avez besoin d'aide ou tout simplement d'information. Des lignes téléphoniques sont ouvertes 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour vous écouter, vous orienter, vous fournir des références, vous indiquer quels services près de chez vous peuvent le
mieux répondre à vos besoins.


Qu'est-ce que la violence dans les fréquentations? (1re partie)

La violence dans les fréquentations désigne toute attaque sexuelle, physique ou psychologique infligée délibérément par un partenaire à la personne qu'il fréquente. Cette définition exprime la conviction que toutes les formes de violence sont nuisibles et doivent être prises au sérieux. Les fréquentations peuvent en effet être marquées par une
kyrielle d'actes tout aussi nuisibles que ceux que l'on a l'habitude de juger graves, comme la violence physique ou sexuelle. Bien que les femmes puissent être violentes au même titre que les hommes, la violence faite aux femmes est plus répandue et revêt habituellement un caractère plus menaçant.

L'alcool est souvent un catalyseur de la violence dans les fréquentations. Les gens croient d'ailleurs fréquemment que l'alcool est à l'origine du problème. En fait, les agresseurs eux-mêmes mènent leur violence sur le compte de l'alcool.

On désigne du nom d'abus sexuel tout contact sexuel non désiré, le recours à la force ou au chantage pour obliger un ou une partenaire à avoir des relations sexuelles, le viol et la tentative de viol, ainsi que les rapports sexuels ou la tentative de rapports sexuels avec une personne qui est sous l'influence de l'alcool ou de la drogue. En règle générale, ce sont les femmes qui sont les victimes de ces types d'abus. Même si toutes ces actions créent des blessures émotives, elles n'entraînent pas toutes des dommages corporels.

L'agression sexuelle est particulièrement dangereuse lorsque l'agresseur refuse de porter un condom en dépit du risque d'infection par le VIH (sida). Elle suscite une angoisse additionnelle chez la victime, qui doit vivre avec la crainte d'être infectée.

La violence physique englobe les gestes suivants : bousculer, gifler, donner des coups de poing ou de pied, mordre, brûler, tirer les cheveux, utiliser une arme, menacer une personne avec une arme, ou séquestrer quelqu'un. Ces attaques laissent des marques autant psychologiques que physiques. De façon générale, les hommes ont recours à la force pour exercer un contrôle, tandis que les femmes l'utilisent pour se protéger, pour riposter ou parce qu'elles ont peur d'une attaque imminente de la part de leur partenaire1. Certaines femmes vivent dans la terreur d'une attaque. Les hommes, de leur côté, ne semblent pas craindre la violence de leur amie. En règle générale, ils jugent inoffensif l'usage de la force chez les femmes.

La violence psychologique, à l'instar de l'abus sexuel ou de la violence physique, varie en intensité et ses conséquences sont diverses. Insulter un partenaire, jurer contre lui, le rabaisser, le menacer ou le terroriser, détruire ses biens, l'isoler de ses amis et de sa famille, et le traiter avec une possessivité irrationnelle ou une jalousie extrême sont tous des comportements représentatifs de la violence psychologique, qui n'a d'autre but que le contrôle de l'autre. En détruisant la confiance en soi de l'autre personne, l'agresseur tente de limiter son autonomie2.

Les hommes comme les femmes ont recours à la violence psychologique pour contrôler leur partenaire. Les hommes sont plus enclins à intensifier cette violence lorsqu'ils croient perdre le contrôle. Quand les mots ne suffisent plus, ils ont parfois recours à la violence physique.

La violence psychologique jette les deux partenaires dans le désarroi. La société en minimise pourtant souvent les effets, car elle ne laisse aucune trace physique. Les collectivités offrent peu d'appui aux victimes de violence psychologique, hommes ou femmes.

L'ampleur du problème

Le nombre croissant d'études sur le sujet (selon la bibliographie)3 témoigne de l'intérêt accru que suscite la violence dans la société canadienne. Les études s'entendent sur le fait que la violence dans les fréquentations constitue un problème grave au Canada, mais il est encore difficile d'en mesurer l'étendue exacte puisque chacune utilise des questions différentes afin de déterminer s'il y a eu agression: certains chercheurs utilisent les définitions juridiques4 (c'est-à-dire celles du code criminel) tandis que d'autres ont recours à une définition plus vaste tenant compte des dommages émotionnels et physiques possibles5.

Quoi qu'il en soit, entre 166 et 357 % des femmes auprès de qui une enquête a été menée ont indiqué avoir été victimes d'au moins une agression physique par un homme qu'elles ont fréquenté.

Les études sur les abus sexuels dans les fréquentations sont encore moins précises puisque la définition d'abus sexuel varie et que les réponses fournies par les hommes et par les femmes diffèrent considérablement. Dans l'étude menée par DeKeseredy et Kelly8 (1993), 27,8 % des femmes interrogées ont fait état d'au moins un cas d'abus sexuel au cours des 12 derniers mois. Au moins 45,1 % d'entre elles ont indiqué avoir été victimes de tels abus depuis qu'elles ont terminé leurs études secondaires9. En prenant comme point de référence les définitions de l'agression sexuelle fournies dans le code criminel, Roberts10 (1993) a constaté que 37 % des Canadiennes avaient été victimes d'au moins une agression sexuelle depuis l'âge de 16 ans.

Les mythes sur la violence dans les fréquentations

Mythe Réalité

Les femmes risquent davantage de se faire attaquer par un étranger. Selon des études menées au Canada, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, les femmes risquent beaucoup plus de se faire agresser par une connaissance. Les hommes qu'elles fréquentent sont plus dangereux que les étrangers.

La jalousie est un signe d'amour. La jalousie est la cause la plus courante de la violence dans les fréquentations. Lorsqu'un homme accuse continuellement une femme de flirter ou d'avoir une liaison et qu'il soupçonne tous ceux avec qui elle parle, il est possessif et dominateur.

S'il la frappe, c'est qu'elle l'a provoqué. Personne ne mérite d'être frappé. Qu'il y ait eu provocation ou non, rien n'excuse la violence. Elle ne règle pas les problèmes, même si elle réduit souvent la victime au silence.

Les victimes de violence ne mettent pas fin aux fréquentations car elles aiment l'abus. Ce n'est pas parce qu'elles aiment être persécutées que les victimes poursuivent la relation. La plupart d'entre elles préfèrent essayer d'améliorer leur relation plutôt que d'y mettre fin. Les adolescentes, en particulier, se sentent obligées de tenir bon puisque la société considère qu'il est préférable d'avoir un ami « abusif » que pas d'ami du tout.

Les hommes ne peuvent contrôler leur désir sexuel; si une femme excite son partenaire et qu'il l'agresse, elle a couru après. Les hommes peuvent contrôler leur désir sexuel. C'est pourquoi il est illégal de forcer une personne à avoir des relations sexuelles. Même si elle consent aux caresses et aux baisers, une femme est encore maîtresse de son corps.
Lorsqu'une femme dit NON ou ÇA SUFFIT, l'homme est tenu, par la loi, d'arrêter.

Les hommes sont en droit de s'attendre à des faveurs sexuelles s'ils paient pour une sortie ou s'ils ont une relation de longue date avec leur partenaire. Ce mythe est particulièrement bien ancré chez les adolescents. En fait, une personne ne peut raisonnablement s'attendre à des faveurs sexuelles en retour d'une invitation ou parce qu'elle a payé pour la sortie. Qui plus est, toutes les relations de longue date ne doivent pas nécessairement mener « au lit ». Toute relation sexuelle doit être volontaire, et les deux partenaires doivent s'entendre sur le moment propice.


Les choses s'amélioreront peut-être. Après les premiers signes de violence, la situation empire généralement en l'absence d'intervention. Il ne faut pas attendre le jour où il changera. Les partenaires ont besoin d'aide pour briser le cycle.

Les railleries ne font pas mal à personne. La violence psychologique est souvent considérée comme le recours inoffensif aux railleries. Mais se faire traiter de tous les noms est blessant; c'est pourquoi les gens le font. La violence psychologique diminue l'estime de soi, parfois de façon permanente. Pour de nombreuses femmes, elle constitue l'aspect le plus néfaste d'une relation d'abus.

Il suffit de regarder un homme pour savoir s'il est un «batteur de femmes». Il n'existe pas d'agresseur type - l'agresseur n'est pas nécessairement le tas de muscles décrit par les médias. Ce peut être un compagnon de classe, un copain de discothèque ou même un voisin.

Cela n'arrive qu'aux autres. Personne n'est à l'abri de la violence dans les fréquentations. Ce type de violence n'est pas restreint à une classe sociale particulière ni à un groupe ethnique ou racial. Certaines femmes sont agressées dès leur première rencontre, tandis que d'autres le sont à la suite de longues fréquentations. Tout le monde est à risque.


Savez-vous reconnaître la violence faite aux femmes?


Le rôle de Santé Canada est de favoriser la bonne santé par la promotion de la santé, et de protéger les Canadiens et Canadiennes contre les pratiques et les produits dangereux, ainsi que contre les maladies. La violence contre les femmes, importante préoccupation en matière de santé, est essentiellement attribuable à l'inégalité sociale, économique et politique des femmes. Les activités de Santé Canada par l'entremise du Centre national d'information sur la violence dans la famille visent à synthétiser et à diffuser les meilleures pratiques pour prévenir et traiter la violence dans la famille, y compris la violence contre les femmes.

Comment est définie la violence contre les femmes?

Acte, commis en public ou en privé, qui entraîne ou qui risque d'entraîner un traumatisme ou une souffrance au niveau physique, sexuel ou psychologique chez une femme, y compris les menaces d'un acte semblable, la coercition ou la privation arbitraire de liberté.

L'effet de la violence sur la santé des femmes

La violence a une incidence énorme sur la santé et le bien-être des femmes. Les coûts mesurables en matière de santé et découlant de la violence contre les femmes au Canada dépassent 1,5 milliard de dollars par année. Ces coûts incluent les traitements médicaux et dentaires à court terme consécutifs aux traumatismes subis, les soins physiques et psychologiques à long terme, les journées de travail perdues, et le recours à des maisons d'hébergement et à des centres d'aide et d'écoute.

Situation actuelle

Selon La violence familiale au Canada : un profil statistique, rapport de 1998 de Statistique Canada dans lequel sont analysées les données de 154 services de police :

Simple colère ou trouble explosif intermittent ?
 
Le trouble explosif intermittent est un trouble du comportement qui se traduit par une explosion de colère et de rage pouvant mener à la destruction de biens, à des voies de fait graves et parfois même à l'homicide. Classé parmi les troubles du contrôle des impulsions par le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders- 4th Edition de l'American Psychiatric Association), il présente les mêmes caractéristiques que les autres troubles de cette catégorie : besoin irrépressible de s'en prendre à des objets ou à des personnes, tension croissante précédant immédiatement l'acte, sentiment de plaisir, de gratification et de soulagement pendant et après la commission de
l'acte. On en sait encore peu sur ce trouble, mais on estime que près de 80 % des personnes qui en souffrent sont des hommes et que la majorité des crises se situent entre la fin de l'adolescence et le début de la trentaine.

Signes

En plus des caractéristiques décrites plus haut, le DSM-IV décrit ainsi le trouble explosif intermittent:

Certains individus peuvent éprouver des regrets et des remords après leur acte, mais ils en prennent rarement la responsabilité. Ils ont plutôt tendance à tenir leur victime responsable de leur manque de contrôle ou à évoquer des circonstances extérieures ou même des tierces personnes qui auraient provoqué leur colère. Cette perception leur permet de soulager le sentiment de culpabilité qu'ils peuvent ressentir. Elle a malheureusement aussi pour effet de conforter l'individu dans son comportement et de le justifier de ne rien faire pour y apporter des changements. Le trouble explosif intermittent entraîne souvent des problèmes légaux et les individus qui en souffrent sont souvent accusés d'assaut et de violence conjugale. Les conséquences familiales, professionnelles et sociales sont souvent dévastatrices.


Facteurs de violence

Le trouble explosif intermittent est un état rare. Plusieurs maladies ou troubles psychologiques présentent les mêmes symptômes de violence. Certains troubles de la personnalité (personnalité antisociale ou borderline), la maladie bipolaire, les psychoses, les troubles de la conduite, le syndrome du déficit de l'attention, le traumatisme crânien,
la maladie d'Alzheimer et l'abus de substances ou de médicaments peuvent aussi entraîner des comportements violents. Il faut donc éliminer toutes ces possibilités avant de conclure au trouble explosif intermittent.

Traitement

Le traitement du trouble explosif intermittent combine souvent médication et psychothérapie. Comme dans le cas des autres troubles du contrôle des impulsions, on a fait un lien entre cette condition et la sérotonine, un neurotransmetteur qui intervient dans plusieurs processus psychologiques. Les médicaments utilisés sont donc
habituellement de la classe des inhibiteurs de recapture de sérotonine. Dans la plupart des cas, on obtient de meilleurs résultats en associant la psychothérapie à la prise de médicaments.



NUMÉROS D'URGENCE

Agression sexuelle (centre pour victimes)
Tél.: (514) 934-4504
Centre Anti-poison du Québec
Tél.: 1 800 463 5060
Centre d'urgence
9-1-1
http://www.cum.qc.ca/cum-fr/urgence-911/accuurgf.htm
Centre de référence du Grand Montréal
Tél.: (514) 527-1375
Déprimés anonymes
Tél.: (514) 278-2130


Drogue: Aide et référence
Tél.: (514) 527-2626
Tél.: 1 800 265-2626
Gai Écoute
Tél.: (514) 866-0103
Tél.: 1-888-505-1010
Grossesse-Secours
Tél.: (514) 271-0554
Jeu (Aide et référence)
Tél.: (514) 527-0140
Tél.: 1-800-461-0140
Jeunesse J'écoute
Tél.: 1-800-668-6868
La ligne parents
Tél.: (514) 288-5555
1-800-361-5085

S.O.S. Violence conjugale
Tél.: (514) 873-9010
1-800-363-9010
Centres de prévention suicide
1-866-APPELLE (277-3553)

Suicide-Action Montréal
Tél.: (514) 723-4000
Sûreté du Québec
Tél.: 1-800-461-2131
Tel-Jeunes
Tél.: (514) 288-2266
Tél.: 1-800-263-2266
http://www.teljeunes.com
Urgence santé
9-1-1
http://www.consulan.com/urgences-sante/index.html
Urgence sociale
Tél.: (514) 896-3300
Tél.: (514) 896-3100
Violence conjugale (S.O.S.)
Tél.: 1-800-363-9010