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Nous vous reproduisons un article paru le 19 avril 2001 dans le journal  «Le Nouvelliste». Rédigé par Mme Linda Corbo, il nous parle du spectacle  de la Troupe Les Seigneuries. Alors, si vous l'avez manqué, le voici.
 (Photo Alpho Presse, Stéphane Lessard)

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Quelque 85 adolescents de l'école secondaire «Les Seigneuries», de Saint-Pierre-les-Becquets, réchauffent actuellement leurs cordes vocales et coordonnent leurs pas pour  apprivoiser les répertoires les plus variés.

En tout, 57 pièces sont au menu de leur nouvelle création nommée «Effervescence 2001», des notes pour choeur et solistes, qui vont de Céline Dion à Éric Lapointe en passant par Andréa Bocelli, Phil Collins et les compositions de Luc Plamondon.

Depuis octobre, toutes leurs énergies sont combinées pour créer ce spectacle de danse, musique et chansons, qui fera l'objet de six représentations publiques. Les 27, 28 avril, 4, 5 et 12 mai, ils se produiront en soirée devant les spectateurs de leur localité, à l'école même, avant de déménager leurs pénates à la salle J.-Antonil Thompson de Trois-Rivières, qu'ils se promettent bien de remplir le samedi 19 mai.

La troupe «Les Seigneuries» poursuit ainsi une tradition artistique qui prévaut dans cette école depuis 1975, à raison d'une production aux deux ans. L'an dernier, on a toutefois fait exception en abandonnant le projet pour suivre le mot d'ordre des enseignants qui boycottaient les activités parascolaires.

En termes d'implication, il faut dire que les coordonnateurs du spectacle et les jeunes artistes sont appelés à ne pas compter les heures. Entre octobre et avril, les élèves y consacrent trois midis par semaine, la soirée du mardi et un dimanche par mois. À ce travail s'ajoutent par la suite tous les week-ends du mois d'avril.

Rien toutefois pour décourager les adeptes, dont certains qui rêvent de ce moment depuis l'école primaire, soulignent les quatre responsables, Normand Thibodeau, Carole Baril, Lucie Tourigny et Guy René. C'est d'ailleurs à ce dernier, qui compte une vingtaine d'années avec la troupe, que revient l'idée de présenter le spectacle à Trois-Rivières. Cette année, le tout sera d'ailleurs diffusé sur les ondes de la télévision communautaire, les 4 et 7 juin à 20 h.

En 1975, on a débuté l'expérience avec une troupe de 12 élèves, un chiffre qui s'est multiplié avec le temps, atteignant jusqu'à 135 participants. Chaque fois, les auditions sont ouvertes aux élèves de secondaire III, IV et V en tout début d'année scolaire, avec pour premier critère celui d'avoir une voix juste. Bon an mal an, ils sont quelque 180 à s'y présenter, avec l'espoir d'y décrocher un laisser-passer pour la scène.

Sur les planches comme en coulisses, toutes les tâches sont assumées par les élèves, incluant le son et les éclairages. Chaque fois, on prévoit par ailleurs un feu-roulant d'action, avec une panoplie de costumes pour donner vie aux diverses chorégraphies, lesquelles sont d'ailleurs  l'oeuvre d'une «ancienne» de la troupe.

Cette année, outre les Bocelli, Dion, Plamondon, Lapointe et Collins, on a aussi prévu une rétrospective de la musique québécoise du dernier siècle, un medley sportif, question de présenter les diverses pièces que l'on entend habituellement dans les stades et arénas, en plus d'une touche hivernale avec un pot-pourri de Noël. Pour toutes les pièces choisies, les arrangements musicaux sont signés Guy René et Carole Baril.

Encore cette année, on aspire à faire salle comble, d'abord à l'école pour les cinq représentations, à raison de 500 spectateurs par soir, puis à Trois-Rivières, où on souhaite fouler les quelque 1000 sièges. Si le mandat est bel et bien rempli, le tout représente un auditoire de 3500 personnes, auquel on doit ajouter deux autres représentations, l'une réservée aux élèves du primaire de la place, le 3 mai, et une autre pour les collègues de leur école, le 27 avril en après-midi.

À Saint-Pierre-les-Becquets, la tradition a fait son oeuvre et suscite un bel intérêt auprès des gens du milieu. «C'est sûr qu'au niveau de la région, la troupe est bien connue. Souvent, les parents ont déjà fait le spectacle, puis les frères et les soeurs. Certaines années, on doit refuser des gens», note l'animateur à la vie étudiante de l'école, M. Normand Thibodeau.

Pour y assister, les billets sont en vente aux lieux de diffusion respectifs, au coût de 8$ à l'école, et de 13$ à la salle J.-Antonio Thompson.

 

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