| En termes d'implication, il faut dire que les
coordonnateurs du spectacle et les jeunes artistes sont appelés à ne
pas compter les heures. Entre octobre et avril, les élèves y
consacrent trois midis par semaine, la soirée du mardi et un dimanche
par mois. À ce travail s'ajoutent par la suite tous les week-ends du
mois d'avril.
Rien toutefois pour
décourager les adeptes, dont certains qui rêvent de ce moment depuis
l'école primaire, soulignent les quatre responsables, Normand Thibodeau,
Carole Baril, Lucie Tourigny et Guy René. C'est d'ailleurs à ce
dernier, qui compte une vingtaine d'années avec la troupe, que revient
l'idée de présenter le spectacle à Trois-Rivières. Cette année, le
tout sera d'ailleurs diffusé sur les ondes de la télévision
communautaire, les 4 et 7 juin à 20 h.
En 1975, on a débuté l'expérience avec une
troupe de 12 élèves, un chiffre qui s'est multiplié avec le temps,
atteignant jusqu'à 135 participants. Chaque fois, les auditions sont
ouvertes aux élèves de secondaire III, IV et V en tout début d'année
scolaire, avec pour premier critère celui d'avoir une voix juste. Bon
an mal an, ils sont quelque 180 à s'y présenter, avec l'espoir d'y
décrocher un laisser-passer pour la scène.
Sur les planches comme en coulisses, toutes les
tâches sont assumées par les élèves, incluant le son et les
éclairages. Chaque fois, on prévoit par ailleurs un feu-roulant
d'action, avec une panoplie de costumes pour donner vie aux diverses
chorégraphies, lesquelles sont d'ailleurs l'oeuvre d'une
«ancienne» de la troupe.
Cette année, outre les Bocelli, Dion,
Plamondon, Lapointe et Collins, on a aussi prévu une rétrospective de
la musique québécoise du dernier siècle, un medley sportif, question
de présenter les diverses pièces que l'on entend habituellement dans
les stades et arénas, en plus d'une touche hivernale avec un pot-pourri
de Noël. Pour toutes les pièces choisies, les arrangements musicaux
sont signés Guy René et Carole Baril.
Encore cette année, on aspire à faire salle
comble, d'abord à l'école pour les cinq représentations, à raison de
500 spectateurs par soir, puis à Trois-Rivières, où on souhaite
fouler les quelque 1000 sièges. Si le mandat est bel et bien rempli, le
tout représente un auditoire de 3500 personnes, auquel on doit ajouter
deux autres représentations, l'une réservée aux élèves du primaire
de la place, le 3 mai, et une autre pour les collègues de leur école,
le 27 avril en après-midi.
À Saint-Pierre-les-Becquets, la tradition a
fait son oeuvre et suscite un bel intérêt auprès des gens du milieu.
«C'est sûr qu'au niveau de la région, la troupe est bien connue.
Souvent, les parents ont déjà fait le spectacle, puis les frères et
les soeurs. Certaines années, on doit refuser des gens», note
l'animateur à la vie étudiante de l'école, M. Normand Thibodeau.
Pour y assister, les billets sont en vente aux
lieux de diffusion respectifs, au coût de 8$ à l'école, et de 13$ à
la salle J.-Antonio Thompson.
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