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(Mise en page: Gidéon Zwygart, ÉréTIC 2003) |

Image - MEDIA MAURICIE - PATRIK BEAUCHAMP
(Le texte que nous reproduisons ici a été rédigé par M. Roland Paillé et publié dans le magazine week-end ICI le 13 septembre 2003. Comme il parle d'un de nos anciens étudiants, nous vous le présentons dans «La piste des anciens».)
Pascal Babin fait
partie de la nouvelle génération d’humoristes. Gradué de l’École
nationale de l’humour en 1997, il a «fait» son premier festival «Juste pour
rire» en 2000 au mythique théâtre Saint-Denis, où il a connu son premier succès
avec un numéro intitulé «Le Québec, c’est les vacances». Mais cet
été, il a fait un autre tabac, encore au festival «Juste pour rire», cette fois
avec un numéro sur la Formule Un. Après avoir ???
milles à l’heure, il se
concentre maintenant sur la scène où il veut présenter, dans un an, son
premier one-man show.
Adepte de motocross
(et de bien d’autres sports), Pascal a fait beaucoup de route très jeune. Il
est né pour faire du chemin. C’est quasiment dommage qu’il n’y avait pas
de points Air Miles à cette époque.
«Je suis né
à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick; j’ai été baptisé à Bonaventure, en
Gaspésie; j’ai grandi à Gentilly; j’ai étudié à Montréal à l’école
de l’humour; j’ai travaillé à Québec et à Sherbrooke; et je suis de
retour à Montréal parce que c’est là que ça se passe. C’est le millage
que j’ai fait (jusqu’à présent)», raconte le gaillard qui a vu le jour
en 1975.
Depuis qu’il est
sorti de l’ÈNH, c’est à la radio que le grand Pascal a pu exploiter son
talent. Un an à CIMO-FM en Estrie, à l’émission «Le retour Juste pour rire»,
qui lui a valu en 2000 l’Olivier pour la Meilleure
émission de radio consacrée à l’humour. D’ailleurs, il vient tout
juste de quitter CIMO, à la fin août. «J’ai constaté que j’avais fait
le tour de la radio et je me disais que j’étais juste trop jeune pour ne
faire que cela.» C’est la scène que vise le jeune homme : c’est là
qu’il veut évoluer. Et ça augure bien pour lui.
Cet automne, il
animera deux soirées hebdomadaires d’humour : à Drummondville le mardi,
où il a tenu pareil engagement l’an dernier, et à Trois-Rivières, où la
journée reste à être déterminée. «J’anime le mardi de l’humour à
Drummondville, au cabaret Box Office. L’an dernier, j’ai reçu Mike Ward,
Sylvain Larocque : il y a de bons noms qui se déplacent. C’est un mélange
de la relève et d’autres humoristes établis. C’est l’fun, ça me donne
de la glace (expression du hockey) parce que ça m’oblige à écrire 20
minutes à chaque semaine. Et on va commencer ici, à Trois-Rivières. Ça va se
dérouler au Pub en ville et ça doit commencer au début du mois d’octobre.
Ça va être bingo pour moi», fait-il savoir.
En plus de ces deux
animations, Pascal fait partie de la tournée «Juste pour rire» avec ses collègues
Stéphane Fallu, Jean-Thomas Jobin et Cathy Gauthier. Déjà, le quatuor a 22
représentations de données et il en compte 33 autres à son agenda. La région
figure d’ailleurs à son itinéraire, avec une prestation le 8 octobre à la
salle J.-Antonio-Thompson et une autre à Shawinigan, au Centre des arts, le 28
novembre.
Chacun fait
trois inventions avec son propre matériel, en plus des numéros collectifs. Après
avoir eu quelques personnages à ses débuts, Pascal donne davantage
aujourd’hui dans le stand-up comic.
«Du
stand-up positif», s’empresse-t-il de préciser. «Je ne veux pas rabaisser
le monde. Je parle souvent des croyances négatives : c’est tellement
inutile. Comme les vendredis 13. Ou bien, s’il pleut le jour de ton mariage,
ça annonce un divorce. Ou passer sous une échelle ça porte malheur. Pour moi,
c’est tellement zéro (ces choses-là) et j’en parle», donne-t-il en
exemple.
Il est également
question qu’il soit de la nouvelle émission de télé «Merci, bonsoir»,
qu’animera François Morency. «J’ai soumis trois chroniques. Ils
m’ont demandé d’en retravailler une. Je l’ai retournée et j’attends
des nouvelles.»
À travers tout
cela, Pascal mijote d’autres projets de télé, comme une sit-com. «En humour, c’est important de se faire voir à la télé»,
plaide-t-il. Et il aimerait aussi un jour toucher au cinéma. «Oui j’aimerais
ça», confirme-t-il avec enthousiasme.