*Un travail d'imprévu*

 

L'ESLS

Finissante en 1992, Angélique Beaudet a fait tout un passage à l'école secondaire Les Seigneuries. Arrivée en secondaire trois, elle a participé au spectacle de la Troupe «Explosion 90» et a organisé des activités étudiantes avec le conseil étudiant. Puis, en quatrième secondaire, elle a donné des cours de «ballet Jazz» sans pour autant lâcher la gang du conseil. Sa dernière année est passée comme un éclair: elle a participé à un deuxième spectacle de la Troupe, "Magie Folie", elle a continué à faire partie du conseil et, en plus, du comité de l'album des finissants. Ouff ! Des midis bien remplis! À travers ses nombreuses réunions ,elle avait aussi des cours! Elle nous a raconté que le prof qu'elle avait bien aimé était Michel Leblanc. C'était LE nouveau prof de français et il avait une approche très différente. Angélique est tombée sur la bonne année: Math 536, chimie 534 et physique 536 n'étaient pas des préalables pour sa technique (ce n'est pas comme aujourd'hui!!), mais c'était la dernière «génération»! Chanceuse!! Elle avait choisi les options informatique et, bien sûr, musique!!

 

LE CÉGEP  

Rendue au cégep, elle n'a pas lâché ses habitudes de femme occupée. Tout d'abord, elle a suivi un cours de technique d'intervention en délinquance dans un cégep de Québec pour réaliser un peu plus tard que le métier de policière l'intéressait davantage. Durant la première année, ce sont les mêmes cours et, de toutes façons, rien n'aurait pu l'arrêter. Elle a terminé sa technique pour ensuite se diriger vers la technique policière, suivant ainsi les traces de son frère, Samuel. Tout était très clair pour elle, même si elle savait que cette session (septembre à décembre) était très intense. Par la suite, la garantie d'avoir un emploi était presque automatique à condition d'obtenir son diplôme. Il y a eu des moments où elle voulait tout lâcher, mais elle n'a jamais osé le faire... surtout au test physique, la fameuse course à obstacles qu'elle a fini par réussir après quelques essais. De plus, elle travaillait au même moment dans un pénitencier, un métier bien relié. Elle est donc arrivée à Nicolet, mais plutôt au mauvais moment... durant la crise du verglas: il y avait des problèmes de place pour dormir et des problèmes de vêtements. Elle nous a avoué qu'elle ne gardait pas un très bon souvenir de Nicolet à cause de la discipline très sévère, mais malgré tout, il y a quand même eu de bonnes expériences.

LE TRAVAIL

     Maintenant policière de la tête au pied, Angélique a débuté comme tous les autres policiers, par la patrouille. Aujourd'hui elle est dans le secteur de Ville St-Laurent à Montréal. Croyez-moi, elle n'a aucun regret et elle adore ce qu'elle fait. Heureusement pour elle, elle n'a jamais vécu de meurtre ni de gros accident. Sa plus grosse cause fut celle d'un voleur de voiture (pas si pire pour une fille à Montréal)! Une journée dans la peau d'une policière est totalement imprévisible: une journée, tu peux faire de la prévention dans une école, l'autre tu fais du radar. L'horaire est aussi très variable: tu peux autant travailler de jour, de soir ou de nuit. Un travail non routinier est bien celui de policier. Toujours aussi occupée qu'avant, elle suit des cours de danse. Son «chum» est aussi policier. Tous sont fiers de cette fille déterminée à aller au bout de ses rêves. Peut-être que d'ici une dizaine d'années, elle aimerait se diriger vers les enquêtes. On le lui souhaite!!! Son entrevue a été très appréciée!!

                                                       Merci !

                                      Katrin et Elise